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Mandy, Indiana

THESE NEW PURITANS, greatest english rose (*)

  • 4 avr. 2019
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 16 nov. 2025


(*): explication du titre ici

6 ans. Il aura fallu attendre 6 longues années pour découvrir la suite du gigantesque "Field Of Reeds" (Petit rappel essentiel par ici). Le quatrième album en 15 ans des These New Puritans sort ces jours-ci et autant ne pas tergiverser. "Inside the rose" confirme l' évidence datant la décennie précédente, les These New Puritans sont le plus grand groupe britannique depuis. Il y a bien que seule la formation électronique des Demdike Stare pour pouvoir oser leur contester la place. A noter un univers commun par bien des aspects entre les deux formations comme d' autres également qui elles aussi sont au dessus du lot de l'indie britanique. La future réussite des Fat White Family confirmera comme les derniers Gazelles Twins, Vessel et autres chroniqués ici. Point commun, une très forte influence du Post-punk, de l' indus et d' un certain Néo-Folk des 80's. Je les ai souvent cité ces derniers temps mais une nouvelle fois un personnage de la plus haute importance est présent sur le dernier These New Puritans tout comme il va être question d'un des groupes les plus sous-estimés d' Angleterre. David Tibet (Current 93) et Coil. Un autre personnage devenu ,récemment et tristement un fantôme, planait sur la carrière des TNP et dorénavant encore plus sur "Inside the rose", Mark Hollis de Talk Talk. Le génie annonciateur du Post-Rock. Il n'y a jamais de hasard en matière de disque novateur et puissant. Certains fils historiques refont toujours surface et rendent justice aux artiste ou courant du passé réellement révolutionnaires mais mis de côté par les nostalgico-gaga.

De la formation initiale il ne reste plus que les deux frangins Barnett, Jack et George. La musique est à l' image des survivants, ne reste plus que l' épine dorsale. Une épuration bienvenue après deux albums surchargés. La grandiloquence qui était devenue une marque de fabrique rédhibitoire pour les coincés du bulbe a elle aussi subit un amaigrissement certain. Ce quatrième album studio est le plus direct depuis "Beat Pyramid" et les déclarations plus ou moins provocatrice des Barnett sur d' étonnantes velléités pop se dévoilent plus clairement. Malgré ces changements les fans des deux précédents disque vont parfois se retrouver en terre connue. Si il ne reste plus rien du Taïko japonnais de "Hidden" ou du Fado portugais ayant imbibé "Field Of Reeds" les ambiances sombres tabassées par des rythmes martiaux demeurent la marque de fabrique typiquement "Puritans". Autres constantes la diversité et la richesse de l' outillage sonore utilisé mais cependant avec beaucoup plus de parcimonie. Les cordes toujours, le vibraphone, les drones et une électronique revenue en odeur de sainteté chez les Barnett. L' électronique est certes discrète mais elle a l' avantage de prouver une de plus que malgré une personnalité forte les Barnett ne cessent pas pour autant de zyeuter la concurrence. Et si ce n' est pas par ses outils c' est également par certaine de ses manières. Pour ceux qui n'y ont jamais pensé, écoutez un These New Puritans en ayant sous les yeux une photo ou un disque d' Aphex Twin. Effet garanti façon "Putain mais c' est bien sûr!". Les arpèges électro des synthés évoquent incontestablement le spectre de Daniel Lopatin et son Oneohtrix Point Never et par instant c' est le Dubstep de Burial et certains nouveaux rythmes chaotiques frisant les 180Bpm comme sur la chanson titre. Si les arrangements complexes issus de l' avant-garde (coucou Steve Reich) sont bien moins tape à l'œil également c' est qu' un ingrédient s' est vu bien plus mis en avant que par le passé. Des voix fortement humaine parce que dévoilant leurs imperfections prennent une toute nouvelle importance de même qu' un élément rarement utilisé chez beaucoup d' autres, le silence. Vous me voyez venir? L' occasion est malheureusement trop bonne. These New Puritans n' a eut de cesse depuis 15 ans de passer tour à tour du Post-Punk à son enfant caché, le Post-rock. Avec toujours pour intermédiaire l' indus ou le Néo-Folk. Le lien pas toujours évident entre un David Nibet et Mark Hollis apparaît au grand jour sur "Inside The Rose". On ne cesse de penser au chanteur de Talk Talk et il est fort probable que sans son décès récent il en aurait été de même tellement l' évidence est perceptible. Après "Hidden" et "Field Of Reeds" ce "Inside The Rose" donne la même sensation de claque venue d' ailleurs par ses silences et ses voix que celle que fut le monument "Laughing Stock". Mais si vous voulez citer d' autres influences post-rock autant balancer au sujet des deux frangins le plus grand disque réellement Post-Rock, le "Hex" des Bark Psychosis. Hollis avec son art de faire du neuf qu' avec du vieux avait été l' ange annonciateur qui s' était retiré une fois les apôtres multipliés comme les petits pains. "Inside the Rose" est certes le disque le plus direct de ses auteurs depuis des lustres, le plus pop donc et par une autre de ces certaines et obscures logiques dont l' histoire de la musique a le secret le plus... "Depeche Mode!!!" par instant. Mais pour autant les These New Puritans ont réussi après les sommets précédents a revenir tout en haut par leurs ambitions toujours présentes et un courage artistique loin de dépérir avec l' âge. Un autre de ces disques contemporains qui par ses incantations vocales semblent s' apparenter à un geste de survie comme s' accrocher aux branches mais qui en un instant peut finalement être celui plus porteur d' espoir et de liberté de sortir un arbre pris dans une inondation pour aller le replanter sur une terre vierge plus fertile.


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