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- DEBIT, quand la Cumbia Rebajada revient hanter le présent et le futur.
Delia Martinez aka Debit nous avait perturbé dans le bon sens du terme avec son très bon "The Long Count" ( ici ). Trois ans plus tard elle revient pour nous étourdir encore plus avec une nouvelle évolution de sa musique. "Desaceleradas" sorti en fin d' année dernière et classé 4 ème du top Album DWTN ( ici ) méritait sa chronique. L' une des œuvres les plus originales de 2025 est aussi étrangement très imprégnée du passé. Alors que les occidentaux par goût du confort ou par peur de l' avenir se baignent dans des revivals doudounesques trompeurs et un passé avantageux les peuples colonisés autrefois leur renvoient le leur et celui là fait très mal tant il accuse, interpelle et nous projette tous vers un avenir à construire plutot qu' à subir. Son "Long Count" de 2022 (l' année sans top album DWTN mais je vais y remédier) abordait l' histoire pré colombienne occultée par la colonisation. Debit s' inscrit dans la lignée de ces artistes amérindiens qui ont fort justement un compte à régler avec la colonisation tel Elysia Crampton ( LOS THUTHANAKA) et ceux présent sur la compilation Hauntology "Fantologìa". En mêlant l' emploi de l' IA sur des archives sonores de la culture Maya et ses passions Ambient et électro-acoustique elle nous avait donc offert l' une des réussites de cette année-là. En 2025 toujours avec cette volonté de réinterpréter les sonorités historiques elle s' empare de la Cumbia Rebajada. Courant peu connu ce style est né à Monterrey (ville d' origine de Debit) le jour où les platines défaillantes du Dj Gabriel Dueñez ralentirent à 76 Bpm un disque de Cumbia. Les danseurs adorèrent cette accidentelle et étrange version dub d' une musique festive qui tournait autour des 100 BPM à l' origine. Assez vite d' autres prirent le relais de Dueñez au point que les jeunes Cholombianos de Monterrey s' emparèrent de cette musique pour en faire leur étendard. Les Cholombianos fut un mouvement culturel de la jeunesse de Monterrey facilement reconnaissables par leurs rouflaquettes taille XL à faire pâlir le jeune Liam Gallagher et autres Britpopeux . Leur look vestimentaire se composait de tartans ou de chemises Hawaïennes et des pantalons Baggy issu du Hip Hop tombaient sur des converse blanches customisées. Un sacré gloubi boulga culturel génial. Une multitude d' accessoires évoquant leurs racines indiennes et colombiennes se rajoutant à ce look détonnant qui les firent traité par les autres de Punks Tropicalisé. Delia Beatriz aka Debit a réussi à mettre la main sur les deux premières mixtapes légendaires de Dueñez pour les retravailler et nous offre une version s' apparentant à un geste onirique puissamment psychédélique. En utilisant un ARP 2600 pour réharmoniser les bandes originales, parfois rejouées à l' accordéon par elle même, puis en rajoutant du souffle, de la réverbération, en distordant la mélodie et en jouant sur la granulation du son Debit nous offre une musique entendue nul part. Une sorte d' Ambient mutante tout sauf accessoire. Le courant original voit ses typiques ralentissements être encore plus décélérés jusqu' à évoquer chez l' auditeur un étourdissement suivi d'un basculement dans les tréfonds de l' histoire. Cette lenteur alliée à la subtilité du travail de Debit nous amène à l' effroi et le malaise devant un chaos sonore déstabilisant et impressionniste. Elle semble procéder à un véritablement envoutement par la dissonance atonale et la cacophonie. Le passé fait mal. Surtout celui des anciennes colonies. Le passé fout la honte. Surtout celui des occidentaux. Ce travail évoque William Bazinsky et ses boucles, le Chopped'n'screwed de Dj Screw ou la Tape Music de Philipp Jeck. Que des noms mille fois cités dans ce blog. Evidemment on peut aussi invoquer Leyland Kirby aka The Caretaker et sa Hauntology Music. Surtout par l' ajout de craquement vinylesque et son approche de la nostalgie et de la mémoire. On peut aussi citer la version ricaine, l' Hypnagogic Pop. Cette album est une véritable déclaration de foi pour la protection des souvenirs contre l' effacement culturel désiré par la colonisation et ensuite accéléré par la mondialisation le néolibéralisme. Ce qui peut s' apparenter à une fête hanté pouvant facilement servir de BO à certains passage de "Shining" de Kubrick (les photos des fêtes donnée dans l' hôtel) est aussi un puissant acte de rejet d' une certaine idée grossière de la nouveauté dans la Pop. La stupidité qui voudrait qu' elle soit toujours plus rapide, puissante, euphorique et clinquante. Debit nous offre une sorte d' élégie mélancolique où tristesse et espoir se mêlent dans une série de titres changeants souvent éthérés. Un véritable chef d' œuvre d' une musique véritablement "Pas comme les autres".
- MANDY, INDIANA: Grand disque cathartique et moderniste
Ils étaient attendus depuis leur premier album. On savait que ça risquait faire mal. Très mal. Leur "I' ve seen a way" (14 ème Top DWTN) fut l' une des plus belles promesses de 2023 mais s' attendait-on à un tel cataclysme? Avec le cathartique "Urgh" Mandy, Indiana vient simplement de nous offrir l' un des plus grands disques Rock de ces quinze dernières années. Un grand disque contestataire, innovateur, perturbant et terriblement addictif. Alors bien sûr définir "Urgh" comme un disque "Rock" peut paraître vicelard. Tout dépend par ce que l' on attend d' un disque "Rock" en 2026. Pour beaucoup il doit s' agir d' un truc alliant pose et confort vintage. Parfois ça peut donner des étrangetés rétro charmeuses à la Geese. Parfois. Mais le reste du temps les amateurs d' innovations et de non déconnections du monde réel doivent passer leur chemin. Et on n' en finira donc pas de parler des conséquences de la "Paralysie musicale" généralisée accentuées par les algorithmes des sites de streaming et une époque pourrie stressante et chronophage. Mandy, Indiana avec leur deuxième album fout tout ce merdier en l' air et donne l' envie de se battre sur tous les plans. D' après le groupe le disque a été enregistré dans un contexte tendu car parasité par de sérieux problèmes de santé touchant le batteur Alex Macdougall et la chanteuse Franco anglaise Valentine Caulfield. Cela se ressent par l' extrême tension se dégageant tout au long des dix titres. "Urgh" surprend, bouleverse et fout le merdier après le premier album "I've seen a Way". Beaucoup plus dense et énigmatique quand le premier effort apparaissait vaporeux et cinématographique. La marche franchie depuis 2023 est colossale. Surtout la bande de Manchester a décidé de balancer aux ordures toutes les contraintes et le conformisme et c' est armée d' une ambition nouvelle qu' elle réussit à offrir son disque le plus abouti. Naviguant toujours dans un couloir obscure et secret reliant l'Industriel et le Dancefloor cet album lorgne encore plus sur la Trap et le Hip Hop par les structures des titres. Avec eux comme d' autres, cette volonté qui pourrait se résumer à vouloir faire du "Rock" avec des us et coutumes venues d' ailleurs, nous offre une sorte de Deconstructed Rock novateur. Mandy, Indiana s' inscrit dans la lignée de tous ces groupes apparus ces derniers mois et tant vantés par ce blog. YHWH Nailgun, Moin et bien sûr les précurseurs Gilla Band/Girl Band. Une fois de plus on retrouve à la production aux côtés du guitariste Scott Fair le génial Daniel Fox du groupe irlandais. On évoquera aussi Water From Your Eyes, Caroline et Model/Actriz pour la version choupinou soft. Sans parler de la reine Kim Gordon qui a accompagné avec son courage artistique habituel ce tournant mondial avec ses deux premiers disques solo tonitruant. Mandy, Indiana depuis ses débuts tentait de nous offrir une espèce de Crossover 2.0 en évitant judicieusement les défauts coutumiers de l' exercice. Avec "Urgh" ils touchent au but dès le deuxième effort. Si on veut décrire rapidement leur musique à un néophyte on lui parlera Post Punk et Dancefloor et à coup sûr, si le garçon est un brin éduqué, il nous répondra LCD Soundsystem, The Rapture ou Viagra Boys pour la version la plus récente. Mais c' est un gouffre immense qui sépare Mandy de ces formations et pas seulement à cause des influence Noise et Indus de la bande Franco Anglaise. Là où un gros James Murphy nous rendait une copie parfaite, proprette et rafraichissante, ou quand les Viagra Boys cachée derrière la folie junky ne prennent aucun risques artistiques, les Mandy saccagent les livres d' histoire. Ils déchirent les pages, découpent les mots, puis nous offre un Cut Up bien plus dissonant et aux textures bien plus percutantes. Ainsi ils inventent une nouvelle langue chassant toutes zones de confort rétrogaga auxquels les deux groupes cités s' accrochent en loucedé. La dynamique est extrême quand Murphy se contentait des voies balisées Punk/Funk. Vous semblez partir pour danser tranquillement une bière à la main puis c' est une tornade de bruits assourdissants qui vous balance le verre et vous emporte hors des pistes battues pour un combat bien plus rude. Mandy, Indiana amène une nouveauté qui va bien au delà de la simple redite. Par ses soubresauts rythmiques et l' utilisation de distorsions maximalistes cet album pue la Hyperpop jusqu' aux plus cachés de ses recoins. Comme avec une Sophie on est chahuté par la collision du Maximalisme et d' éléments Minimalistes. Si Gilla Band désirait faire de l' électro avec des guitares les Mandy pousse le curseur encore plus loin dans la temporalité et offre le futur. Les rythmes déjà terriblement percussifs autrefois prennent une puissance nouvelle en empruntant à une électro assez rudimentaire parfois. Les fuzz saturés ont eux aussi pris des dopants et les effets pointillistes entraperçus sont pleinement maîtrisés. Et bien sûr il y a la voix de Valentine Caulfield qui continue de réinventer l' art de chanter/hurler en français. Un chant d' une sauvagerie déchirante qui va remettre bon nombre de chez nous à leur triste place. Et ce à grand coup d' autotune, de distorsion et de retouche post production. L' auditeur se prend par les sons et les paroles toutes les horreurs de ce monde. Qu' elles soient intimes ou sociales. Avec Caulfield certains d' entre nous ont trouvé une sœur de combat qui sans en faire trop trouve les mots et tape là où ça fait mal. C 'est à la fois âpre, désopilant et poignant. Celle qui lance en interview des uppercuts tel "Si vous n' êtes pas en colère c' est que vous êtes pas attentif" en visant la "complaisance de ce monde" face à toutes ces horreurs nous parle de Gaza sans passer par les chemins tortueux de la pudeur des gazelles médiatiques et politiques offusquées par les mouvements de protestation à l' encontre d' Israël. "De Paris à Gaza et sous les oliviers Viendra justice pour tous Ou Justice pour personne" Plus tard c' est le fameux "Ils ont essayé de nous enterrer, Ils ne savaient pas que nous étions des graines". En une phrase elle s' attaque d' une façon magistral à la masculinité toxique et aux comportements problématiques des agresseurs sexuels et de leur lâches congénères masculins . Du danger qui guette quand certains sont dans les parages et des non dits qui ne semblent pas sauter aux yeux de bon nombre de types (je m'y inclue, désolé les filles). De ces petits gestes de protection qu' elles sont obligées de faire en permanence. "Women cover their drink around him". Plus loin elle revendique la façon la plus efficace de faire payer les violeurs. Toute ce déchainement orchestré évoquant un malaise viscéral pourrait abattre par trop de tout. Trop d' horreur, de crasse, de brutalité mais il se révèle purgatif. La catharsis devient avec ce disque un exorcisme salvateur donnant de la force à ceux qui sont assez attentifs pour ne plus sombrer dans la complaisance. Mandy, Indiana derrière ses velléités protestataires nous parle aussi de notre désir le plus commun à tous, celui d' avoir une vie paisible. Girl Band avait allumé la mèche, les Mandy Indiana jette encore plus d' huile sur le feu du rock que l' on pensait n' être plus que de fragiles braises qui s'éteignaient. PS: Trop dur de résister. Retour sur le déjà classique Pinking hears. Leur hymne. J'suis fatiguée tu sais pas c'que j'suis fatiguée Ce monde de merde m'a épuisée Ça fait des années que j'suis claquée Putain c'que j'suis fatiguée, y'a pas moyen d'positiver Rien n'me donne envie d'continuer Dans cette saloperie d'société, j'ai plus envie d'me réveiller Quand on laisse des humains Crever dans la mer Méditerranée, dans des immeubles pas chauffés Dans nos pays de gros tarés Qaund on choisit nos réfugiés, y'a que les blonds qu'on laisse rentrer Ceux qu'on bombarde on envoie chier Et puis on élit des banquiers, et des gros bourges et des rentiers Et on s'étonne de s'faire baiser J'suis fatiguée tu sais pas c'que j'suis fatiguée Ce monde de merde m'a épuisée Ça fait des années que j'suis claquée Putain c'que j'suis fatiguée, y'a pas moyen d'positiver Rien n'me donne envie d'continuer J'suis fatiguée tu sais pas c'que j'suis fatiguée Ce monde de merde m'a épuisée, épuisée
- BEST OF 2025
Et une année de plus. Et encore une année de merde. Cette terrible impression que toute la puanteur refoulée depuis trop longtemps rejaillit et se jette à la face de l' humanité. Je viens de relire le roman d' André Breton, poussé par l' air (vicié) du temps, et je me dis qu' à force de se prendre ce que l'on se prend dans la gueule, toute cette bêtise, cette noirceur, les esprits les plus lucides d' entre nous risquent eux aussi se laisser happer par la folie poétique comme Nadja. Qu' avant d' avoir notre peau ils auront notre âme et notre santé mentale. Et c' est peut être bien ça le pire. Peu de temps avant de rédiger ce top je suis tomber par hasard sur la photo de Léona Delcourt aka Nadja. Son regard semble nous plaindre mais également tenter de nous dire quelque chose. Un regard d' amour mais également parti déjà loin. Un regard à nous faire espérer malgré tout. Et si finalement la réponse pour s' en sortir dans ce monde sentant la mort c' était celle que Nadja avait donné à Breton. " Nadja est le début du mot espérance ce n'en est que le commencement " Une année de plus également pour DWTN. Les chroniques ont repris à peu près le rythme d' autrefois ce qui permet enfin de vous offrir en ce 10 Janvier un vrai top Album. A ce propos, si la publication de ce top est un 10 Janvier ce n' est pas un hasard. Il y a dix ans de ça l' artiste qui m' a le plus donné l' envie de sortir des carcans et d' aller voir à la marge pour ensuite la partager, d' écouter de la "musique pas comme les autres", de mélanger Pop, art, politique et sociale, cet artiste donc, cassait sa pipe. Je parle bien sûr de David Bowie. A l' avenir les Top DWTN seront toujours publiés un 10 Janvier. Cette année encore bon nombre d' artistes relèvent la tête. Des artistes qui observent, critiquent et donnent l' envie de délaisser la médiocrité, la haine, le repli sur soi et le culte du passé. Pour eux il y a belle lurette que les frontières stylistiques ou culturelle ont explosé. Belle lurette que la création musicale se doit d' être en perpétuelle évolution. Ils proviennent de toute la planète. Suffit juste d' oublier nos vieilles manies d' occidentaux. Brésil, Amérique Latine, diaspora Africaine. Les anciennes colonies n' en finissent pas de faire la leçon à ces vieux pays qui sont les nôtres. Saura t on les écouter? Visiblement certains occidentaux comprennent enfin. Ainsi, après des années de Revivals à tout va les soubresauts perçus depuis quelques mois se poursuivent. L' Indie Music moribonde pendant tant d' années offre une nouvelle fois des lueurs d' espoir. Dream Pop, Shoegaze, Trip Hop, Post Rock etc etc etc. En cherchant bien on trouve de jeunes gens prêts à se délester une bonne fois pour toute de la nostalgie analgésique. L' Avant garde elle aussi tient son rôle. Elle s' incruste partout. Elle apparait enfin dans les Top annuels des sites musicaux qui ont la côte. Putain ! Elysia Crampton avec son projet Los Thuthanaca classée numéro 1 du Top de Pitchfork. La blague heureuse de cette fin d' année. Et on vous raconte pas l' article désignant AD93 comme étant le label de l' année. Impensable encore il y a à peine deux ou trois ans. A l'image du géant américain les autres s' y mettent aussi. Malgré quelques traces de la peste Poptimisme (Addison Rae, Lady Gaga) et du choléra Rockist (Wednesday, Geese) une vie plus saine semble reprendre son cours et de vague volonté de progressisme semblent atteindre la presse musicale dans son ensemble. Mais ce n' est peut être que le coup de jus vital qui précède la fin vous suggérera de par son expérience le soignant aguerri. De nouveaux courants apparaissent parfois. De nouvelles façons de faire semblent s' emparer de vieux style et genres. Faut juste lutter contre la paralysie musicale qui semblait devenir de plus en plus précoces. et généralisée ces dernières années. (Un jour faudra vraiment que j' en parle de ce truc, la Paralysie Musicale.) Mais trêve de blablah parce qu' enfin, après quelques années difficiles, je suis fier de vous offrir un vrai et beau Top DWTN . 50 albums et ça aurait pu être plus. Et en guise de cerise sur le gâteau, certaines vieille manies de fin d' année refont surface. Bonnes découvertes! TOP 50 Album KLEIN "Sleep With A Cane" Ce fut un sacré débat dans ma tête. Depuis ses origines j' ai toujours désiré que le numéro 1 des Top annuels ne soit jamais un artiste déjà honoré. Et ce dans un besoin essentiel de renouvellement. Mais seulement voilà. Klein est passée par là et nous a peut être offert son plus bel album. Le plus complet. Le plus abouti. Le plus émouvant et percutant. Et en plus elle le désigne comme une Mixtape et fout le bordel chez les esprits cloisonnés. Ici on s' en fout un peu de l'aspect restrictif des formats et contrairement aux sites qui l'ont apprécié sans le classer on le balance en Number One. 6 ans après l' inusable "Lifetime" Klein est encore l' autrice du grand album de l' année. On en oublierait presque qu 'en début d' année elle avait propulsé les guitares dans le futur avec son autre "album" , "Thirteen Sense". Chronique ici . SUEDE "Antidepressants" Ce pourrait être une belle (ou sale) blague mais ça ne l' est pas. Les allumeurs de la mèche qui fit exploser la bombe réac/rétroGaga Britpop dans les 90's sont classés numéro 2 dans un blog. Un bloc censé conchier tous les bégayeurs stylistiques. Une chose ne trompe pas. Une fois "Antidepressants" terminé l' auditeur préfère le remettre plutot que taper dans la discographie ancienne d' Anderson et compagnie. Chronique ici . LOS THUTHANAKA "Los Thuthanaka" Elysia Crampton c' est comme Klein. A chaque fois on a l' impression de découvrir une pépite. Elle surprend et détruit tout ce que l'on pensait savoir et aimer. Chronique ici . DEBIT "Desaceleradas" On en reparle très vite de l' album le plus hanté de 2025. FEEO "Goodness" Le même choc ressenti qu' à la découverte de Portishead il y a trente ans. La prochaine star d' un certain underground? Chronique ici . HILARY WOODS "Night Criù" Comme pour Debit le temps a manqué pour offrir à cet album la chronique qu' il méritait. Croisée il y a très longtemps au sein des vilains JJ72 elle nous était revenu bien plus fréquentable en optant pour l' Ambient, le Dark et l' Ethereal Wave. Après avoir viré Drone sans parole elle revient à un format de chanson plus classique et devient tout simplement magnifique et émouvante. THESE NEW PURITANS "Crooked" Les premières grandes icones de ce blog sont de retour. Chronique ici . DJ HARAM "Beside Myself" On l' attendait depuis très longtemps parce qu'on savait qu' au sein de 700 Bliss la vraie génie c' était elle et Moor Mother qu' un génial passe plat. Elle n' a pas déçu. Chronique ici CIRCUIT DES YEUX "Halo On The Inside" L' américaine dans le Top annuel, un grand classique également et toujours cette odieuse sous estimation critique. Un jour la vérité éclatera. Chronique ici. XEXA "Kissom" Peut être l' album le plus étrange et inclassable du grand label Prìncipe. De celui ci aussi il faudra en reparler. VARIOUS ARTISTS "Fantologìa" Et oui, dans ce blog on ose tout, jusqu' à classer une compilation d' Hauntology Music dans un Top Album. Chronique ici . MARIA SOMERVILLE "Luster" La Dream Pop revue et corrigée par la nouvelle génération. Chronique ici. AYA "Hexed !" Deconstructed Club un jour, Deconstructed Club toujours! Chronique ici. RAT HEART "Dancin' In The Streets" En fait je ne suis qu' une buse. Pourquoi me direz-vous? Parce que depuis 4 ans Tom Boogizm, le petit génie de Manchester, est l' artiste que j' écoute le plus et pas une seule chronique au compteur. Ne pas trouver le temps de le chroniquer est probablement l' un des plus beaux loupés de ce blog. YHWH NAILGUN "45 Pounds" Le Rock Alternatif/Indie revu et corrigé par la nouvelle génération. Si ça pouvait nous éviter les soirées chiantissimes dans lesquelles les vieux quinquas nous refilent de force du Pixies avarié ce serait bien. Chronique ici. CAROLINE "Caroline 2" Le post Rock revu et corrigé par la nouvelle génération. Chronique ici. MASMA DREAM WORLD "Please Come To Me" Les sorcières nous ont toujours voulu du bien. Chronique ici. ETHEL CAIN "Perverts" & " Willoughby Tucker, I'll Always Love You" Je vous le répète, les sorcières, même ricaines, nous ont toujours voulu du bien. Et avec elle, double dose de potion cette année. 19. CARRIER "Rhythm Immortal" L' Ambient et le Dub revus et corrigés par la nouvelle génération. JOANNE ROBERTSON "Blurrr" Ce disque sent le classicisme au point d' être classé par Pitchfork et même par les ringards Inrocks. Et pourtant. En y regardant de plus près c' est tout un pan de l' avant garde auquel l' auditeur est confronté. Dean Blunt et Mica Lévi sont jamais loin. Quand l' Avant garde devient émouvante comme jamais. Pas chroniqué? Normal. Disque devenu trop intime pour être vraiment partagé. 21. BLAWAN "SickElexir" On sera tous d' accord. Probablement l' une des pochettes parmi les plus moches de l' année. Pigeon multicolore oblige. Mais on sera aussi tous d' accord, la Deconstructed Club est le courant le plus important de ces dernières années et son influence est gigantesque. Chronique ici. JUST MUSTARD "We Were Just Here" Le Shoegaze revu et corrigé par la nouvelle génération. Groupe parmi les plus sous estimés du moment. Chronique ici. NOURISHED BY TIME "The Passionate Ones" Voulez vous changer le monde et par la même occasion faire l' amour à l' être adoré? Ce qui vous en conviendrez revient à la même chose. Non? Voilà le disque qu' il vous faut. Chronique ici. 24.MARUJA "Pain To Power" On en voulait plus du Rap Rock et surtout de se faire encore une fois pourrir une soirée par un quinqua qui nous balance du Rage Against The Machine périmé. Mais ça c' était avant l' introduction de Post Rock et Post Punk dans la vieille recette. Manchester vient de prendre une autre direction. Plus radicale. Chronique ici. ONEOHTRIX POINT NEVER "Tranquilizer" Alors oui c' est l' une des plus hideuses pochettes 2025 encore une fois. Mais Daniel Lopatin est lui aussi une icone de ce blog à qui on pardonne beaucoup. Pas de chronique à son sujet mais je peux vous assurez qu' un jour on reviendra sur cet album. Long en bouche il ne cesse de délivrer des vérités cachées depuis sa sortie et il faut parfois laisser le temps pour pleinement comprendre un disque. La seule chose de sûr est qu' avec celui-ci Lopatin semble être revenu aux glorieuses origines (les eccojams) et bien lui en a pris. AUTHENTICALLY PLASTIC "Rococo Ruine" ( Voir ici ) DJ K "Radio Libertadora !" ( voir ici ) NO JOY "Bugland" ( voir ici ) THEY ARE GUTTING A BODY OF WATER "Lotto" ( voir ici ) SLIKBACK "Attrition" ALPHA MAID "Is This A queue" ( voir ici ) JASMINE GUFFOND "Muzak For The Encouragement Of Unproductivity" OKLOU "Choke Enough" SQUID "Cowards" ( voir ici ) BENJAMIN BOOKER "Lower" ( voir ici ) NAZAR "Demilitarize" ( voir ici ) JAMES K "Friend" WATER FROM YOUR EYES "It's A Beautiful Place" KATHRYN MOHR " Waiting Room" ( voir ici ) BETTY HAMMERSCHLAG "Fake Girl" ( voir ici ) THE NEW EVES "The New Eves Is Rising" ( voir ici ) BRÌDGE CHAIMBEUL "Sunwise" MALIBU "Vanities" DANIA "Listless" ( voir ici ) VOICE ACTOR & SQUU "Lust" ( voir ici ) RAINY MILLER "Joseph, What Have You Done?" AKIRA UMEDA & METAL PREYERS "Clube Da Mariposa Mòrbida" ( voir ici ) ALE HOP & TITI Bakorta "Mapambazuko" ( voir ici ) TRAXMAN "Da Mind Of Traxman Vol.3" ( voir ici ) SMERZ "Black City Life" TOP MONUMENTS HISTORIQUE Cosey Fanni Tutti Aussi beaux que l' architecture moderne même si c'est pas toujours révolutionnaire. Mais! Ça tient et ça tiendra toujours la route. Surtout, que la jeunesse prenne garde de ne pas y squatter trop longtemps. Eux, ils savent faire, vous les jeun's, prenez modèle mais surtout surtout, NE PAS COPIER, ça ferait du Made in China pour nouveaux riches. Vivez votre temps et préparez le futur! COSEY FANNI TUTTI "2t2" STEREOLAB "Instant Holograms On Metal Film" PULP "More" TOP FAILLES SPATIO-TEMPORELLES Geese Ils sont jeunes (ou parfois vieux) et font de la musique d'une autre époque. C'est franchement bien foutu et même parfois prodigieux mais seulement voilà...Merde !!! On est en ... 2025 et on les aime non sans gène. Faut vivre avec le futur! GEESE "Getting KIlled" HOTLINE TNT "Raspberry Moon" HORSEGIRL "Phonetics On And On" DJ ELMOE "Battle Zone" ACOPIA "Blush Response" ON SAIT PAS QUOI EN FAIRE C' est bon ou c' est mauvais? Est-ce qu' on aime pour de bonnes raisons ou pour des mauvaises? Dans le doute on en parle un peu mais sans en faire trop. ANNA VON HAUSSWOLFF "Iconoclasts" BLACK COUNTRY, NEW ROAD "Forever Howlong" KARA-LIS CORVERDALE "From Where You Came", "A Series Of Action In A Sphere Of Forever" LABEL DE L' ANNEE Le label londonien n' en fini plus d' épater en signant le meilleur. Entre l' avant garde et une certaine vision Pop moderniste, AD93 est devenu ces trois dernières années une balise dans la musique. Rien que pour 2025 YHWH Nailgun, Joanne Robertson, James K, Valentina Magaletti & YPY et la découverte Tracey ont succédé à Moin, le disque de 2024. Carton plein. LE SINGLE PROMETTEUR The Orchestra For Now Il aura suffit d' un titre, "Skins", pour que je me rue sur le single de trois titres. Puis sur le second. J' en ai déjà beaucoup parlé ( ici ) mais ce groupe est un vrai coup de cœur. 2026 verra probablement leur premier album et la magie risque disparaître alors en attendant savourant ce Prog Rock remis à neuf.
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FAST SELECTION Rapide sélection des coups de coeur n' ayant pas les honneurs d'une chronique en bon et due forme faute de temps. DJ RASHAD FAST SELECTION N° 7. Anna Von Hausswolff, Geese, Alpha Maid, Blawan, Dania, Authentically Plastic, Akira Umeda & Metal Preyers 4 déc. 2025 FAST SELECTION N° 5. Voice Actor, Moin, Nazar,Black Country New Road, Kara-Lis Coverdale, Stereolab 31 mai 2025 FAST SELECTION N°4 23 mars 2018 FAST SELECTION N°3 22 janv. 2018 FAST SELECTION n°2 12 nov. 2017 FAST SELECTION n° 1 29 oct. 2017
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