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Ana Roxanne

CANCER HOUSE, Quand les mélancolies Slowcore et Post Rock se rencontrent et réconfortent.

  • 4 avr.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 1 juin


"De la musique triste qui rend heureux les gens tristes".


On ne sait pas grand chose du collectif Cancer House si ce n' est qu' il provient de Chicago, la capitale ricaine du Post Rock dans les 90's avec Gastr Del Sol et Tortoise. Et cela va avoir son importance. Ces inconnus avec leur premier album "The Moth" s' inspirent fortement du courant que leur ville avait hébergé et ce qui pouvait se finir en eau de boudin passéiste prend la tournure d' un renouvellement total du genre. Faut dire que chez ces gens là on n' a pas qu' écouté les deux groupe cités mais aussi leurs cousin britanniques de la première vague Post Rock que furent le grand Talk Talk de la fin, Bark Psychosis et Hood.

Avec les derniers cités nos nouveaux venus ont aussi trainé les oreilles du côté des langueurs et du minimalisme Slowcore des grands Red House Painters, Low et American Music Club.

Alors oui, avec ces références, on peut être certain qu' avec les Cancer House ce ne va ni guincher ni sauter au rideau. Ici on se confronte à la mélancolie qui s' empare de chacun de nous au cours de notre existence. Les chicagoans la dissèquent, l' analysent, la malaxent pour mieux nous la recracher au visage. Et étrangement ce qui devait nous tirer encore plus vers le bas est devenu un baume consolant et revigorant.

La direction prise par Cancer House pouvait s' avérer assez risquée tant les chausses trappes inhérents aux deux courants sont légions mais ils ont su les éviter d' une manière assurée. On ne ressent pas la pesanteur coutumière car les titres apparaissent légers par leurs sonorités délicate et évitent l' arrogance de la virtuosité lui préférant une certaine vulnérabilité.

La production se veut elle aussi anticonformiste en rapport aux illustres ainés en diversifiant les techniques de studio à l' image de l' utilisation d' un dictaphone ce qui rend l' album bien plus dynamique et décousu qu' autrefois.

Les titres sont également devenus chez eux bien plus court et contiennent des chants diversifiés en perpétuelle mutation par des voix transformées sans restrictions.

On peut effectivement reconnaître qu' écouter cette musique peut s' identifier à une certaine forme de complaisance vis à vis de la déprime mais cette musique singulière et addictive qu' il ne faut pas subir la résignation mais l' accepter. L' accepter parce que inévitable mais étonnamment enviable car synonyme de nouveau départ.


Disque d' une beauté absolue par un groupe se posant en véritable révélation rafraîchissante.



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