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- Bye bye 2011, hello 2012 & ... Dancing with the noise
Première publication et bref retour sur un groupe prometteur découvert en 2011 et quasi ignoré dans notre patrie. Juste une photo pourrie, un nom, et c'est tout. Pour le moment. Alan Watts est un groupe New Yorkais, son nom est à l'origine celui d'un écrivain américain considéré comme l'un des pères de la contre-culture américaine. Pour indication, le personnage en question apparaît dans un roman de Kerouac, "Les clochards célestes". Passons à l'essentiel, le son. Du shoegaze qui danse, ou plus précisément de la noise hypnotique avec une touche de baggy. Je reconnais que c'est aller vite en besogne, mais on peut aisément y penser tout au long de l'écoute de leur ep sorti en 2011, "Thank You, Spectral Void". A propos du titre "Spectral void", on peut même évoquer le terme de Noise-dance. Ce titre parait proche de ce que font de nos jours A Place To bury Strangers et surtout The Soft Moon, mais avec un rythme un poil plus lancinant et dansant . Le fantôme de Factory Records tendance Hacienda '88 plane parfois sur l'ensemble, et il est logique de repenser aux premières oeuvres des prometteurs et si justement nommés Factory Floor. Ce mélange de déflagration noise ou shoegaze avec des rythmes parfois électro issus des dancefloors n'est pas nouveau, et de nos jours d'autres artistes s'aventurent également sur ces nouveaux territoires. On en reparle très prochainement.
- BEST OF 2011
Ce Top fut créé fin 2011 mais comme ce blog n' existait pas encore il n' a été diffusé que plus tard (2016). Si le Top date donc de l' époque le texte qui suit fut rédigé à l' occasion du dixième anniversaire de ces disques en Mars 2021. 2011, l' an -1 de DTWN. Décembre 2011, Dancing With The Noise n' est pas encore une réalité mais l' idée trotte déjà dans la tête de votre serviteur depuis longtemps et va bientôt se concrétiser après bien des atermoiements dus à une certaine tendance à la procrastination. Faire des Top annuels est alors une habitude bien installée et c' est en rédigeant celui de 2011 que votre serviteur va enfin se décider de passer à l' acte. Pour faire cours l' envie de passer à l' écrit pour raconter sa passion musicale était très forte avant fin 2011. Envie confortée également par les encouragements d' une partie de mes amis partageant cette passion. Mais après plusieurs faux départs il manquait le dernier déclic. 2011 avec ce top le sera! Ma passion datait depuis près de 23 ans et même si l' outil numérique et internet avec leurs facilités n' existaient pas au début je pouvais toujours me lancer dans la grande tradition du fanzine papier. En fait je m' étais toujours dit à quoi bon. Il y a une presse musicale qui faisait plus ou moins correctement son job de défricheuse et il se trouvera toujours d' autres fans bien plus au fait et talentueux que moi. Mais 2011 confirma chez moi certaines constations apparues au fil des 00's. Années Rétrogaga par excellence dans le courant qui m' avait vu naître et guider à la passion musicale, l' Indie Music. Un sentiment de routine si ce n' est d' ennuie s' était emparé de moi durant les 00's devant toutes une flopée de disques indies reluquant trop fortement le passé si ce n' est un certain nombril socio-culturel. Certains étaient bien évidemment bons voir très bons, mais des éléments essentiels manquaient. La nouveauté ,un sens de l' innovation réel si ce n'est un grand coup de vent frais avec enfin une réflexion artistique, politique ou autre bien plus profonde. On pouvait réellement parler d' une impression de routine et de statu-quo. J' avais même la sensation d' être pris en otage entre deux visions faussement opposées et réductrices dans l' appréciation et la "consommation" de la chose musicale. Le Rockisme et le Poptimisme. Que ce soit au travers la lecture de la presse indie ou de mon quotidien plus personnel. A Limoges par exemple les rétrogaga Rockistes dominaient quand les Poptimistes faussement modernes mais totalement dépolitisés avaient déserté les salles. Et que dire de certains jouant une sorte de double jeu tout autant stupide si ce n' est détestable. Quand à ceux qui avaient décidé de ne pas choisir car porteur d' une autre vision bien moins antagoniste de se voir injustement passer inaperçus et inaudibles. Dix années se sont écoulées depuis et en observant ce Top on ne peut que se rendre à l' évidence. 2011 fut une superbe année en terme discographique. Et surtout bien plus qu 'une simple accumulation d' œuvres réussies. Une année de changement si ce n' est qu' une sacrée et salvatrice petite révolution dans l' underground constituant une réponse adéquate aux maux de l' époque décrits plus haut. Suffisamment pour pousser quiconque à s' investir encore plus dans cette passion. Les grands disques, les grands tournants artistiques ou réactions/contestations aux normes d' une époque peuvent changer des vies à ce qu' on dit, 2011 n' en manqua pas et finit de provoquer ce blog qui approche les 10 ans. UNE PRESSE DITES ALTERNATIVE, OU PLUS VRAIMENT, HORS SUJET. Les sites (Pitchfork) ou les anciens curateurs plus ou moins alternatifs tel le NME ou les Inrocks en France semblaient devenus à mes yeux à côté de la plaque. Incapable d' aller voir par delà leurs territoires de prédilection si l' herbe était plus belle ailleurs. Leur choix éditoriaux me rendait furax par un manque cruel d 'ouverture d' esprit, une certaine tendance à la "ringardise rock ou pop" et une fâcheuse habitudes à draguer un plus grand lectorat. Le tout en cajolant les nouveaux comme les anciens dans le sens du poil nostalgique ou mainstream revenant ainsi à faire passer des vessies pour des lanternes. Par exemple en France on nous vendait les Metronomy comme un grand bol d' air frais si ce n'est des innovateurs alors que leur "The English Riviera" n' était qu' une relecture grossière plus vraiment Indie d' un certain Soft Pop 70's (The Eagles) avec des bouts de SynthPop FM du début 80's sous l' égide écrasante des Daft Punk de "Discovery". Le futur devait donc ressembler dans leurs rêves à...leur enfance passée en version aseptisée. Nostalgie propre sur elle, Metronomy Chez eux la musique devenait un simple divertissement dénué de tout fond susceptible de provoquer quoi que se soit sauf bien sûr les ventes de disques et un cocon nostalgique pour les générations post-Mur de Berlin et Post crise de 2008 . Un certain underground avait fini sa mue en overground débutée dans les 90's (quand des formations indies devenaient gros vendeurs, Radiohead), et avait perdu quelque chose d' essentiel. Ce quelque chose indéfinissable qui m' avait 20 ans plus tôt poussé dans ses bras. Internet fut dans ce domaine une bonne nouvelle permettant l' accès à de nombreux petits sites ayant la même démarche que votre serviteur. Fouiller dans une autre underground à la quête d' un palliatif à la norme des gros médias musicaux et d' une société repliée sur elle-même et son passé. Internet avait également ses défauts mais son poids devint considérable sur certains artistes qui n' hésitèrent pas à s' en inspirer, l' utiliser voir le critiquer avec une lucidité bien réelle quand d' autres faisaient comme si de rien n' était. Sauf par manque d' imagination créatrice et en quête de personnalité d' allez chaparder la musique d' autrefois. Étrangement, peut être la plus grosse déception d' internet, on remarqua que les niches stylistiques et culturels se reproduisaient sur le réseau. On aurait pu s' attendre à bien plus de perméabilité entre elles avec une plus grande curiosité des fans enfin débarrassé de l' achat obligatoire pour écouter de nouvelles musiques plus faciement disponible mais certaines habitudes avaient la vie dure. Les Pitchfork et compagnie avait bien sûr parler de Burial et du Dubstep ou de Footwork mais alors d' une manière très discrète et ces courants et artistes novateurs se retrouvaient perdus dans les rayons des supérettes médiatiques. Les têtes de gondole obstruant les regards curieux de fan demeuraient alors les indies boys souvent blancs et issus des classes moyennes tel War On Drugs, Kurt Vile, Girls, Metronomy, St Vincent ou Bon Iver. Et quand ce n' était pas eux c' était les gros vendeurs R'n'b ou Pop tel Frank Ocean ou le vilain Drake. Une autre vision moins simpliste? Plus intransigeante en modernisme et innovations, bien plus pertinente artistiquement, politiquement et sociétale semblait invisible. Même chez ceux censés être l' élite libérale aux puissants radars . Poptimism against Rockism La belle & so classe Beyonce contre le vieux et crado Thurston. Ce fut aussi l' époque où le Rockisme perdit sa place d' idéologie dominante dans la critique au profit du Poptimisme. Le Rockisme, à savoir que le "rock" était seul représentant de valeurs tel l' authenticité et l' art, devait s' opposer à celle du Poptimisme, qui lui avançait que la Pop vendeuse, le Mainstream, était tout autant porteur de ces mêmes valeurs en y rajoutant celui d' un certain progressisme. Bref une sacrée vraie-fausse guéguerre de clocher à comprendre pour bien savoir ce qui s' est produit pendant 2011 et les années qui suivirent. LE DANCEFLOOR ET L' EXPÉRIMENTAL? ON Y VA MAIS INTERDICTION DE LE RAMENER A LA MAISON Votre serviteur n' a pas choisi et ne choisira pas pour la simple raison que les éléments innovations et politiques étaient infimes sinon hors sujet et absents de ces deux visions. Deux façons de voir à mettre dos à dos, les deux revers de la même médaille pourrie, comme le fit génialement une légende du rock-critique, Paul Morley. Le rockisme se prétendait rebelle et non vendu à la machine de l' entertainment Néo-Libéral alors qu' il en était juste devenu une niche commerciale bien peu dangereuse parmi tant d' autres. Le Poptimisme quant à lui survendait avec la Pop mainstream un contenu politique bien léger (en réalité le capitalisme Néo-Libéral, il s' en fout voir ... l' adore) et une innovation artistique pas réellement évidente et réelle. Et le fan de musique de n' avoir pas le choix entre une Beyonce faussement révolutionnaire et le gavage Garage Rockiste ou le culte des dorénavant bien vieilles légendes Indie (Sonic Youth, My Bloody Valentine par exemple ) avant que le phénomène si rétrogaga et consumériste des réformations de vieille gloire indie 90's pullule dans les festivals. Enfin et surtout ce que je trouvais totalement crétin dans cette vision binaire de la critique musicale était qu' elle évacuait un élément amené à devenir, si ce n' était déjà pas le cas, l'un des plus grands producteur d' innovation. Le Dancefloor et ses musiques. Les Pitchfork et compagnie parlait bien de la culture dancefloor triomphante et de son pendent l' électronique mais en tant qu' un fait uniquement sociétal et économique mais très peu artistique. L' attention aux valeurs d' authenticité et artistique portée par les rockistes et les Poptimisme selon leurs bon vouloir ne semblait pas concerner tout ce qui provenait ou avoisinait le dancefloor quel qu' il soit. Et quand enfin une nouvelle musique, si rare à l' époque, apparu (vers 2007) au sein même de la ville où est basé justement ce site et bien il faudra attendre près de 4 ans pour trouver le mot dans Pitchfork. Et encore par l' entremise d'un label anglais (Planet Mu) pour voir une chronique publiée en 2011 de la "Bangs & Works Vol. 1: A Chicago Footwork Compilation" sortie en... 2010! Compile bien notée certes mais absolument pas mise en avant parce que ne bénéficiant pas de la fameuse mention "Best New Album" . Et question article de fond ou meilleur suivi il faudra attendre 2013 voir 2014 avec la mort de Dj Rashad. Bref si les gros sites abordaient les sorties discographiques en provenance du dancefloor fallait qu' elles soient facilement consommables par son public de Rockistes/Poptmistes. De la même façon l' avant garde et l' expérimentation la plus obtuse semblaient être réservées aux salles d' exposition où il était bon ton de s'y montrer mais surtout pas à en ramener les sons entendus ni à les partager à un plus grand nombre. ET 2011 FUT HYPNAGOGIC POP, FOOTWORK, MAXIMALISM, HAUNTOLOGY & VAPORWAVE. Daniel Lopatin aka Oneohtrix Point Never 2011 voit l' émergence de nouveaux courants genre quand d' autres apparus plus tôt arrive à maturation. Les fameux "sous-genre" selon la doxa des médias Indie devenus alors curateurs culturels officiels avec toute le mépris, l' ignorance, l' arrivisme voir l' arrogance dont ils peuvent être coupables. Des "sous-genres" dont ils vous conteront bien plus tard les "formidable" histoires et influences en n' oubliant surtout pas de se faire passer pour les défricheurs officiels de ce qu' ils avaient ignoré si ce n' est méprisé. Alors ces courants un brin novateurs à peine vus chez les gros médias, qui étaient-ils? Le top 2011 nous le crache au visage. L' HYPNAGOGIC POP POURSUIT SON INFLUENCE GIGANTESQUE Maria Minerva L' Hypnagogic Pop est arrivée à maturité début 10's malgré le mépris critique durant des années et vit alors ses dernières grandes heures. Comme toujours le bouillonnement de l' underground ne parvenait à ceux des étages supérieurs que par le biais d' une chaleur diffuse mais bien réelle tel celle provoquée par les canalisations d' eau chaude. Ainsi la tardive et ambiguë couverture média d' Ariel Pink et Maus des années après leur coup de force Hypnagogic Pop du milieu 00's. Allez voir leurs chroniques des 00's qui les voyaient alors se prendre une volée de sales notes chez Pitchfork . Et du jour au lendemain, en 2010 avec "Before Today", Pink devint une icone Indie sans de réel explications et franches excuses. Même chez certaines de mes connaissances les plus "Rockistes" ou "Poptimistes". Et parfois les deux à la fois. Une Hypnagogic Pop qui avait depuis belle lurette commencé à offrir des débouchées et des variantes en les influençant des bien plus acceptables pour l' élite critique rock tel que la Chillwave de Washed Out, Neon Indian, Toro Y Moi ou la Surfwave de Real Estate. Même ces idiots rétrogaga de Marc Demarco et Kurt Vile doivent un petit quelque chose à la démarche Hypna. Quand certains surfaient sur la nostalgie pour cacher leur manque de personnalité et vendre à peu de frais artistiques et politiques d' autres la prenait à pleine main pour jouer avec et réfléchir à son sujet comme sur d' autres bien moins consensuels, tel son emprise sur les esprits et l' appréciation musicale liée au Néo-libéralisme triomphant par exemple. John Maus qui avait accompagné la naissance de l' Hypnagogic-Pop avec Ariel Pink nous offre son meilleur album. L' estonienne passée par Londres et débarquée aux States,Maria Minerva, lui embraye le pas pour devenir la reine du genre, Dirty Beaches s' en inspire pour rénover sa Lo-Fi/Slacker Rock et Rangers avec Hype Williams la font briller. Mais à peine apparaît le mot Hypnagogic Pop sur un plus grand nombre de lèvres journalistiques qu' il va être aussitôt balayé par un autre courant et que deux des coupables de cet mort prématurée ne sont autres que deux des créateurs de ce courant qui aura par la suite une influence gigantesque, James Ferraro et Daniel Lopatin (OPN). ET LA VAPORWAVE ET LE MAXIMALISM APPARURENT James Ferraro Ferraro va propulser la Vaporwave sur orbite avec son "Far Side Virtual" . La Vaporwave, encore un truc jouant avec la nostalgie pour mieux critiquer les dérives d' internet, du capitalisme, et de son néo-libéralisme. Mais, si elle partage avec elle une réappropriation vicieuse de nos souvenirs musicaux (le passé) pour mieux les détourner, à la différence de l' Hypnagogic Pop et ses innovations sonores facilement ré-appropriables et consommables, la Vaporwave va beaucoup moins plaire aux rétrogagas des deux camps décrits plus haut (Rockistes/Poptmistes). La Vaporwave fut, à juste raison considérée comme une sorte de révolte Punk version 2.0. Avec le genre datant 70's si vénéré des rockistes elle partageait cependant un point commun, le goût pour l' agression sonore. On parla alors de Maximalism. Sonore mais aussi conceptuel. En gros le capitalisme ne meurt pas, la révolte populaire semble alors bien utopique alors le Maximalism voulait le faire exploser en portant jusqu' à leur limites ses caractéristiques, ses armes et ses artefacts. Cela aurait du plaire à nos vieux keupons mais par mépris ou stupidité rétrogaga, ils boudèrent. 2011 voit donc apparaître la Vaporwave avec Ferraro mais également avec l' un de ses autres disques devenus classiques, le "Floral Shoppe" de MACINTOCH PLUS. Un autre de ses créateurs va la propulser un peu plus sur le devant de la scène, Oneohtrix Point Never. Daniel Lopatin qui l' avait porté à nos oreilles avec son "Chuck Person's Eccojams" de 2010 y met une bonne dose dans son "Replica". Relisez les chroniques du disque par Pitchfork et compagnie, des bonnes notes justifiées mais des analyses totalement à côté de la plaque, les mots Hypnagogic-pop, Vaporwave, Maximalism et une notion de critique du Capitalisme en sont systématiquement absentes. Mais si on commença à parler au sujet de la Vaporwave de maximalism et de sa ré-appropriation sans œillères ni pince-nez de vieille musique par détournement il faut également s' apercevoir que ces caractéristiques furent présentes dans d' autres courants en 2011. Les Gang Gang Dance les transposèrent dans leur Néo-Psychedelia en y malaxant la synth-pop, l' électro-pop et certaines vieilles senteurs Indie tel la Dream Pop. Gatekeeper avec sa fascination pour les vieux films de science fiction commencera à les faire fréquenter les pistes de danse ricaines. Mais c' est justement sur les dancefloors et l' UK Bass britannique que la grosse claque sonore va venir. Elle aura un nom et une gueule d' ange, Rustie. Avec ses sales manie Purple Sound et Wonky, son utilisation anti rockist du numérique, ce mioche va offrir un disque générationnel à l' influence puissante jusqu' à nos jours. ET LE FOOTWORK AVEC LE CLOUD RAP GRANDIRENT D' autres courants montrent leur bout du nez et auront bientôt un poids tout aussi important que l' Hypna et la Vaporwave. Le Footwork en provenance de Chicago après la déflagration du Vol.1 poursuit sa conquête du monde et des autres courants avec le vol. 2 des Bangs & Works parus chez Planet Mu. Il faudra attendre donc deux ans pour que l' élite journalistique s' y penche sérieusement en acclamant Dj Rashad et que la pop mainstream la plagie. 2011 verra à ce propos l' un de ses premier vrais albums réellement représentatif , le "Flight Muzik" de Dj Diamond et également ses premières incursions réussies sur d' autres territoires. Le "Room(s)" de Machinedrum et encore plus magnifiquement avec Kuedo. Toujours Outre Atlantique un autre courant à l' influence gigantesque naît sous nos yeux entre les mains de Clams Casino, le Cloud Rap. Mutation hybride du Hip Hop avec la Chillwave et la Witch House. Cette dernière souvent caricaturée et méprisée offre le digne successeur des Salem, Holy Other, quand l' un de ses pionniers Balam Acab évolue pour offrir son meilleur album. ET L' HAUNTOLOGY OFFRIT LA MEILLEUR ALTERNATIVE AUX REVIVALS Un autre genre apparu vers la mi-00's va voir son influence réapparaître en pleine lumière médiatique malgré son omniprésence parmi certains anciens coups de cœur de la presse, Boards Of Canada et Burial. La Hauntology et sa démarche avec le passé cousine britannique de l' hypnagogic Pop américaine, voit l' un des cadors de sa version plus abrupte et complexe devenir un habitué des gros sites et par ici, The Caretaker aga Leyland Kirby. Elle aussi va muter très vite et par l' entremise du Dancefloor et d' un amour pour la Dark Ambient de ses auteurs nous offrir le plus beau disque de 2011, le "Tryptych" des Demdike Stare. Compilation bien mieux diffusée de leurs premiers disques . 2011 est l' année révélation du label "laboratoire" Modern Love qui nous offre un deuxième talent novateur en la personne d' Andy Stott qui lui aussi sous influence Hauntologique dans ses manières va opérer une autre mutation mais avec ce coup-ci le Dub en guise d' ingrédient. Coupé des autres Modern Love va voir ainsi se voir développer les germes d' un courant appelé à grandir sous d' autres main, la Deconstructed Club. Prendre le passé du dancefloor, le déconstruire pour le réassembler en quelque chose de neuf et pas toujours dans le but de faire danser. 2011, QUAND L' EXPÉRIMENTATION RENOUVELLE L' UNDERGROUND Mais l' année 2021 ne pouvait pas se résumer qu' à l' apparition de nouveaux courants en matière d' innovation. Certains artistes difficilement assimilables à un genre précis dont de nombreux jeunes talent appelés à marquer les années suivantes œuvraient dans l' hombre et nous permettaient enfin de sortir de la rétromanie Indie et Pop. La liste des révélations individuelles 2011 est hallucinante par sa longueur comme par ce qu' elle contient comme futurs grands noms des années à venir. Roly Porter, Laurel Halo, Grouper, Julianna Barwick, James Blake , Pete Swanson, Julia Holter, The Haxan Cloak, Colin Stetson etc etc Mais en matière d' innovation de glorieux anciens ou tout juste réputés sauvèrent également l' honneur et bien plus. La reine PJ Harvey déboussola les neuneus Rockistes avec son virage Chamber Pop et Arty pour son dernier grand classique jusqu' à nos jours, "Let England Shake". Le gentil Bon Iver tenta avec un charme certain de moderniser le Folk quand Tim Hecker à grand coup d' attaques sonores et de drones reconfigura une certaine Ambient. Shabbaz Palaces et les Death Grips quant à eux sauvèrent un Hip Hop devenu à son tour bafouillant et un brin putassier. Et l' indie music dans tout ça? Elle nous offrait bien quelques petites bonnes surprises souvent Néo Psychedelia et Shoegaze mais à l' instar de ce top, beaucoup lui passèrent devant et nous assisterions alors à une lente et difficile agonie qui devra attendre le grand retour du Post Punk préfiguré alors par les Iceage. TOP ALBUM, COMPILATION & EP 1. DEMDIKE STARE Tryptych 2. RUSTIE Glass Swords 3. JAMES BLAKE JAMES BLAKE 4. PJ HARVEY Let England Shake 5.JOHN MAUS We must become the pitiless censor of ourselves 6.PETE SWANSON Man with potential 7. ANDY STOTT Passed Me By & We Stay together 8. ONEOHTRIX POINT NEVER Replica 9. JAMES FERRARO Far Side Virtual 10. TIM HECKER Ravedeath, 1972 11. HOLY OTHER With U 12. SHABAZZ PALACES Black Up 13. JULIANNA BARWICK The magic place 14. JULIA HOLTER Tragedy 15. DESTROYER Kapput 16. MARIA MINERVA Marie Minerva's Cabaret Cixous & Tallin at Down & Noble Savage 17. LAUREL HALO Hour Logic 18. THE HAXAN CLOAK The Haxan Cloak 19. COLIN STETSON New history warfare vol.2: Judges 20. GROUPER A I A: Alien Observer 21. DIRTY BEACHES Badlands 22. CLAMS CASINO Instrumentals 23. ROLY PORTER Aftertime 24. KUEDO Severant 25. THE CARETAKER A empty bliss beyond this world 26. BON IVER Bon Iver, Bon Iver 27. PRURIENT Bermuda drain 28. GANG GANG DANCE Eye contact 29. RANGERS Pan Am Stories 30. GATEKEEPER Giza 31. ALAN WATTS Thank You, Spectral Void 32. ATLAS SOUND Parallax 33. LIGHT ASYLUM In Tension 34. BALAM ACAB Wander/Wonder 35. DEATH GRIPS Exmilitary 36. MACINTOCH PLUS Floral Shoppe 37. BILL CALLAHAN Apocalypse 38. PATTEN GLAQJO XAACSSO 39. PANDA BEAR Tomboy 40. CONTAINER Lp 41. TUNE-YARDS Whokill 42. THE FIELD Looping State Of Mind 43. STILL CORNERS Creatures Of An Hour 44. WOODS Sun & Shade 45. ICEAGE New Brigade 46. LITURGY Aesthethica 47. HYPE WILLIAMS One Nation 48. TROPIC OF CANCER The end of all things 49. MICACHU & THE SHAPES AND LONDON SIBFONIETTA Chopped & Screwed 50. PURE X Pleasure REMPLAÇANTS MACHINEDRUM Room(s) PEAKING LIGHTS 936 THE HORRORS Skying SNOWMAN Absence YOUTH LAGOON The Year Of Hibernation L' ARRIVE DE DERNIÈRE MINUTE DJ DIAMOND Flight Muzik LA COMPILATION ESSENTIELLE BANGS & WORKS Vol.2: The Best of Chicago Footwork La première fois que l'on entendit l' une des stars de ce blog, Jlin ! RÉCAPITULATIF DEMDIKE STARE Tryptych RUSTIE Glass Swords JAMES BLAKE JAMES BLAKE PJ HARVEY Let England Shake JOHN MAUS We must become the pitiless censor of ourselves PETE SWANSON Man with potential ANDY STOTT Passed Me By & We Stay together ONEOHTRIX POINT NEVER Replica JAMES FERRARO Far Side Virtual TIM HECKER Ravedeath, 1972 HOLY OTHER With U SHABAZZ PALACES Black Up JULIANNA BARWICK The magic place JULIA HOLTER Tragedy DESTROYER Kapput MARIA MINERVA Marie Minerva's Cabaret Cixous & Tallin at Down LAUREL HALO Hour Logic THE HAXAN CLOAK The Haxan Cloak COLIN STETSON New history warfare vol.2: Judges GROUPER A I A: Alien Observer DIRTY BEACHES Badlands CLAMS CASINO Instrumentals ROLY PORTER Aftertime KUEDO Severant THE CARETAKER A empty bliss beyond this world BON IVER Bon Iver, Bon Iver PRURIENT Bermuda drain GANG GANG DANCE Eye contact RANGERS Pan Am Stories GATEKEEPER Giza ALAN WATTS This Is It ATLAS SOUND Parallax LIGHT ASYLUM In Tension BALAM ACAB Wander/Wonder DEATH GRIPS Exmilitary MACINTOCH PLUS Floral Shoppe BILL CALLAHAN Apocalypse PATTEN GLAQJO XAACSSO PANDA BEAR Tomboy CONTAINER Lp TUNE-YARDS Whokill THE FIELD Looping State Of Mind STILL CORNERS Creatures Of An Hour WOODS Sun & Shade ICEAGE New Brigade LITURGY Aesthethica HYPE WILLIAMS One Nation TROPIC OF CANCER The end of all things MICACHU & THE SHAPES AND LONDON SIBFONIETTA Chopped & Screwed PURE X Pleasure
- NO JOY, ou comment se sortir du Shoeagze
No Joy nous revient avec son deuxième album et frappe très fort. Je les aime bien les deux filles de No Joy tellement leur premier album shoegaze brut de décoffrage m' avait emballé . "Ghost Blonde" avec sa production lo-fi hyper noisy emportait tout sur son passage au risque que l' auditeur n' ait le temps de percevoir certains petit détails pourtant si importants. Ainsi à l' époque une oreille distraite et paresseuse pouvait vite conclure à un simple redite de bonne facture et le critique rock fumiste et inculte de s'en sortir par un truc du style : les voix des Cocteau Twins rencontrent Sonic Youth sous le haut patronage de My Bloody Valentine. Bref, un titre à l' Inrock. C 'était vite aller en besogne mais le boucan sonore qui accompagnait leur songwritting à l' époque ne rendait pas vraiment service à ce dernier. C'est que les deux belles sont à placer dans le haut du panier dans ce domaine. On n' écrit pas l'un des meilleurs hymne adolescent indie rock de ces 10 dernières années par hasard, le stratosphérique Ghost Blondes. Un putain de morceau qui ne ferait pas tache placé à coté du "Sensitive" des Field Mice. Avec le dernier "Wait to pleasure" la californienne Jasmine White-Glutz et la canadienne Laura Lloyd en nettoyant un petit peu leur production remettent non seulement leur songwritting à la place d'honneur qu'il mérite mais en plus elles démontrent qu'elle sont à milles lieux des moines copistes qui pullulent dans le shoegaze actuel. Par petites touches elles démontrent qu' elle savent oublier les disques de l' âge d'or. Dépasser ses influences. C' est ça la grande réussite de ce disque. Elles sont bien sûr toujours présentes mais No Joy réussit à aller plus loin que ses glorieux prédécesseurs. Parfois j' ai l'impression qu'elles nous font découvrir le grand disque qui manque à la discographie de Lush. Celui qui aurait pu permettre au groupe anglais des 90's d' éviter de prendre le virage britpop de leur dernier album, "Lovelife", et de tomber dans la normalité d' alors. De nos jours on ne compte plus les nouveaux groupe adorateurs de Saint Kevin Shields mais dorénavant il va leur falloir faire preuve d' imagination et laisser tomber la nostalgie poseuse d' oeillères. C'est qu'il s'est passé un truc important en ce début 2013. C'est "MBV" de qui vous savez et ce disque va lancer une sacré vague d' épuration dans le petit univers du shoegazing. Une épuration plus que salvatrice. C'est que ça commençait à sentir franchement le renfermé chez certains et on commençait presque par regretter ce revival. Le dernier No Joy échappera largement à la purge des simples copieurs parce que non seulement il reprend les idées apparus dans les 90's mais en plus les développe, les fait progresser et emmène son shoegaze voir ailleurs en osant l' oublier par moment. Exactement ce que My Bloody Valentine fait sur son dernier album. Du shoegaze bien sûr, mais du shoegaze bien dans l' air du temps. 2013, pas 1993! No Joy vient simplement de sortir le premier grand disque shoegaze post-"MBV". Ps: Cadeau, le grand, l' énorme, le magnifique "Sensitive"


